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Voici le livre que je suis en train d'écrire. Il sera probablement fini en aout 2002.


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Quand les ténèbres pleuvent
Et que le soleil rouge pleure
Se réunissent les Protecteurs.
La Cité Blanche sort des brumes
Et l’étoile de chaire montre le chemin
Pour ouvrir la porte du destin.


Chapitre I

Elle s’avança dans la ruelle laissant les traces de son passage dans l’épaisse couche de sable dont celle-ci était recouverte. Elle s’arrêta tout d’un coup et inspecta les bâtiments alentours : ils étaient de couleur jaunâtre qui se dégradait vers un vert foncé lorsque l’on approchait du sol. Une quelconque mousse avait du s’incruster dans la pierre.
La tête lui tournait et elle du s’appuyer contre un mur. Elle se redressa et frotta sa main contre son pantalon puis son regard fut attiré par la marque blanche qu’avait laissé sa main sur la paroi. Et comme elle s’agenouillait sans s’en rendre compte, elle dessina une marque sur le sol avec son index.
Soudain, elle cru entendre un bruit et leva la tête. Eblouie par le soleil, elle ferma les yeux un bref instant.
Quand elle les rouvrit, telle ne fut pas sa surprise de découvrir que la ville était maintenant d’une blancheur éclatante, le marbre des habitations réfléchissant la lumière du soleil.
Poussée par sa curiosité, elle déambula dans les rues de la cité. Elle ne cessait d’être émerveillée par la finesse de l’architecture. Le mélange soigné des lignes droites et courbes contribuait à la majesté de l’ensemble. Les gravures, illuminées par des feuilles d’or, était peu nombreuses mais servait à équilibrer le style afin que quiconque regardait ces constructions était pénétré par la sublime simplicité qui en ressortait.
Elle se dirigea vers le port principal. Là elle s’assit sur la jetée, plongeant son regard dans l’océan et se laissant bercer par le doux bruit des vagues.

« Lucia, réveille-toi ! On ne t’as pas envoyé sur cette île pour que tu fasse la sieste. »
Lucia ouvrit les yeux, elle était allongée sur un vieux bloc de pierre, au bord de l’eau.
« Ah Paul, c’est toi. Contente de te savoir toujours en vie » dit-elle le sourire aux lèvres.
Elle se redressa essayant de retirer le plus gros du sable de ses cheveux.
« Je sais bien que tu espérais que je tombe dans un piège mortel mais il n’y a pas l’air d’en avoir ici » répliqua-t-il.
« Quel dommage ! » soupira-t-elle.
« Ce qui est dommage, c’est que tu passes ton temps à bronzer alors que d’autres archéologues tueraient pour venir ici.
_ Quand j’ai l’occasion de bronzer sur une île qui surgit de nulle part, je la prends ! »
Elle ne pensait pas du tout ce qu’elle venait de dire mais il était hors de question qu’elle se laisse marcher sur les pieds. Afin de détourner la conversation sur un sujet plus intéressant, elle lui demanda :
« alors qu’est-ce qu’ont donnée tes recherches ?
_ tu crois que je vais te le dire, pour que tu t’appropries mes découvertes ! » s’exclama Paul d’un air faussement indigné.
« Donc j’en conclus que tu n’a rien trouvé d’intéressant…
_ Eh bien, pas vraiment. Mais en grattant sur quelques habitations la couche de cet espèce de sable qui recouvre les bâtiments, j’ai trouvé du marbre, ce qui signifie que les habitants de la cité étaient plutôt riches… Enfin, pour pouvoir vraiment juger de cela il faudrait nettoyer toute la ville et ça pourrait prendre un bon bout de temps.
_ As-tu remarqué le style architecturale ? Il ne ressemble à rien de ce que je connais. On dirait une sorte de mélange entre le meilleur de chaque style antique.
_ je ne vois pas comment tu pourrais juger de ça en regardant ce tas de poussière et de sable. »
C’est là qu’elle se devint pleinement consciente du rêve qu’elle avait fait. Mais était-ce vraiment un rêve ? Les souvenirs qui la submergeaient tout un coup semblaient bien réels. De plus, elle ne se souvenait pas comment elle aurait pu arriver ici alors qu’elle explorait la partie centrale de la ville. Lucia pensa qu’il valait mieux ne pas parler de ça et faire comme si elle ignorait ce qui ce cachait sous ce « tas de poussière et de sable ».
Elle bredouilla une explication peu convaincante et Paul lui lança d’un regard suspicieux.
« N’oublis pas que nous sommes une équipe, Lucia… » dit-il en s’éloignant.
« Ca, tu t’en rappelles quand ça t’arrange » pensa-t-elle.

Bien que ces études d’archéologie lui ait conféré un raisonnement scientifique, Lucia n’avait jamais mis complètement de côté le surnaturel, qui la fascinait. C’est pour ça qu’elle s’intéressait plus aux civilisations antiques, bercées par les mythes, la magie et la divination.
Elle avait adoré ses fouilles en Egypte, ses journées passées à se perdre dans les hiéroglyphes pour essayer de faire revivre un court instant la pensée des prêtresses du temple d’Isis. C’est ainsi qu’elle avait trouvé l’origine du pouvoir des Pharaons, comment ils étaient arrivés à se faire passer pour des dieux, ce qui lui avait valu sa renommée.
C’est son attirance pour ces pratiques ancestrales mais surtout son savoir, maintenant connus de tous, qui lui avait value sa place sur cette île mystérieuse.
Elle se souvenait encore parfaitement du moment où elle avait appris la nouvelle. Ce matin-là elle sirotait son jus d’orange tout en regardant les infos. On avait le droit au détail des morts dans chaque lieu de conflit de la planète. Ça devenait écœurant depuis que les USA avait décidé d’envoyer leurs troupes dans chaque endroit où la guerre civile leur empêchait de vendre leurs produits manufacturés.
Elle avait presque recraché ce qu’elle avait dans la bouche quand la présentatrice avait annoncé qu’un bateau de pêcheurs, égaré dans la tempête, venait de découvrir une nouvelle île au large de la Mauritanie. Elle avait couru vers son calendrier vérifier que ce n’était pas le 1er avril. Mais non, on était bien le 21 juin. Manquant de glisser sur le carrelage elle s’était précipité vers sa télé alors que l’interview d’un des pêcheurs en question commençait : « il pleuvait comme pas possible, le bateau tanguait tellement que j’ai cru que j’allait passer par dessus bord. Une chance que nous soyons encore en vie. Quand la tempête s’est calmée, il y avait un de ces brouillards, j’avais jamais vu ça. Soudain on a aperçu une île, elle semblait sortir de nulle part. En se rapprochant, il m’a bien semblé apercevoir des habitations mais pas une seule lumière, on s’est vraiment demandé où est-ce qu’on avait atterri. » Suivaient ensuite des images de l’île vu en hélicoptère et l’avis de plusieurs savants sur cette apparition.
Elle avait à peine éteint sa télévision que le téléphone avait sonné. Le midi même elle partait pour l’île dans un hélicoptère du gouvernement où elle devait rejoindre son équipe improvisée. Elle venait d’apprendre que Paul Loutin, un vieil « ami » et William Buck, le célèbre archéologue américain, en faisait partie.

Des mesures draconiennes avait été prise pour la sécurité de l’île. Depuis 3 jours qu’elle était là, Lucia n’avait pas encore été dérangé ni par des journalistes , ni par des curieux. Elle supposait que l’affaire avait été démentie et que l’île était maintenant classée « top secret » et que ceux qui s’en approchaient de trop près étaient vite dissuadés.
Elle sortit de ses rêveries lorsqu’elle vit William arriver.
« Salut ! Alors la pêche a été bonne ? » demanda-t-elle d’un ton enjoué.
« Pas tant que ça. Néanmoins j’ai trouvé des morceaux de poteries enfouis dans le sable à l’intérieur d’un habitat. J’enverrais quelques assistants approfondir les fouilles demain. » répondit-il. Elle était très contente qu’il connaisse le français, autrement elle aurait du renoncer à toute communication avec lui, son accent anglais était tellement pitoyable qu’elle arrivait rarement à se faire comprendre.
« A-t-on reçu les résultats des analyses au carbones 14 ?
_ Oui, mais tu ne va pas apprécier, car la datation au carbone 14 indique que les objets trouvés ont été construits il y a 3 jours.
_ je ne te connaissais pas ce sens de l’humour
_Je ne plaisante pas Lucia. C’est pour ça que je venais te voir, pour que tu lises toi-même les résultats. Et avec un peu de chance je pensais que tu aurais peut-être une explication » fit-il en lui tendant la feuille de papier.
Elle la contempla un instant d’un air incrédule avant de dire pensivement : «Malheureusement Will, je n’en ai pas la moindre idée. »


Apparemment le nombre de mots par page est limité, je m'arrête donc à la fin du 1er chapitre. Je remplacerai les chapitres au fur et à mesure que je les écrirai.

Le jardin de Cerridween